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Peu
lui importe de travailler debout ou assis : les sujets sont souvent
petits et un espace de 3 m2 lui suffit. L'atelier est un fourre-tout,
Marie dit qu'il n'a point rangé, c'est le souk ! Ce rangement
anarchique lui plaît bien, il y trouve son inspiration. Ne lui
demandez pas de vous faire tel ou tel sujet vu dans un magazine
ou sur une carte postale. Il vous fera un petit sourire
et, si l'hiver est là, il vous offrira un thé ou un café. Dans
l'atelier on prend ce qui s'y trouve, on attend 7 jours, 7 mois,
7 ans. Pas de peinture en stock. Attendre
le sujet qui sort d'un souvenir enfui dans notre mémoire, un souvenir
oublié. Si Didier-Marie vit à l'Ile de Sein c'est parce
que le temps ne compte pas pour lui, il n'a pas sa place dans
un monde où chacun court en permanence. Prendre son temps, laisser
faire le temps. Sur la porte de l'atelier vous trouverez peut-être
« je suis à la pêche, je reviens à 18 heures ». Souvent,
Didier-Marie part glaner à la grève des objets rendus par l'océan
qui viendront prendre place dans un recoin de l'atelier. Peut-être
ces objets trouveront leur utilité dans une de ses compositions.
Le voir peindre est un grand bonheur. Il s'arrête volontiers
et partage sa passion avec vous, mais attention à ne pas rater
le bateau ! (prendre le temps de la visite ou prendre rendez-vous
est plus sage) car Didier-Marie emploie une technique très particulière.
Il vous la fait découvrir avec des mots simples et imagés.
N'hésitez pas à pousser la porte!
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