textes sur sa vie par écrivains
toiles de collections privées en france et l'étranger
adresse postale,email et le téléphone du peintre    
Article du...
 
ENTRETIEN AVEC . . .
Didier-Marie Le Bihan

 
         

...•Son rêve : avoir un yacht .
..
•Son cauchemar :qu' on lui coupe
.....la barbe .
...•Son avenir : rester sur l'île, avec
.....marie et leurs fils, yann, âgé de 6 ans

Un peintre sénan
chez les sapeurs-pompiers

   
Sénan d'adoption, Didier-Marie Le Bihan vit sur l'île depuis cinq ans. Un lieu idéal pour cet artiste peintre de métier, qui y exerce par ailleurs une activité de sapeur-pompier volontaire. Rencontre avec un personnage libre et hors du temps, en quête d'authenticité.
 
Né en 1960, à Douarnenez, Didier s'est marié, il y a 22 ans, avec Marie, un prénom qu'il associe au sien, par amour, pour signer ses œuvres : « épouser une vie d'artiste sans créer représente plus de soucis que d'avantages. La vie de Marie est certainement plus contraignante que la mienne. Je ne la remercierai jamais assez d'être toujours présente, parfois en bougonnant, qui est sa façon à elle de me dire : avance ! ».
     
 
   
Artiste peintre, passionné du « clair-obscur »
Passionné depuis l'enfance par la peinture et le dessin comme « Guy Degrenne », semi autodidacte dans son art, il expose très tôt dans les galeries douarnenistes, dont une lui appartiendra pendant dix ans. Après une étape dans la région nantaise, il décide de s'installer sur 'île de Sein, créant son atelier dans une ancienne usine à crabes, propriété de la famille. Pourquoi 'île de Sein ? Parce qu'elle est le dernier repère de civilisation
 
   
avant l'océan sans que celle-ci s'y soit trop imposée : peu de véhicules y circulent et, comme beaucoup d'autres sénans, le moyen de locomotion privilégié de Didier-Marie est le vélo. C'est dans cet univers, où le temps compte peu, que l'artiste trouve la sérénité nécessaire à la réalisation de ses œuvres. Didier-Marie aime peindre les natures mortes selon la technique flamande du « clair-obscur », un style impressionnant de réalisme emprunt au jeu subtil de l'ombre et de la lumière : « une école, mais surtout un plaisir » confie-t-il. Personnage libre, Didier-Marie ne travaille pas sur commande et ne s'impose pas d'échéance pour terminer une œuvre : une volonté respectée par ses clients tellement la qualité de ses peintures est appréciée.
 
                                     

Sapeur-pompier volontaire par solidarité
L'île, habitée par une centaine d'âmes en hiver, possède aussi son centre d'incendie et de secours. Placé sous la responsabilité du chef de centre du Cap Sizun, le Lieutenant Jacques Bello, le centre de secours de Sein a été remis en service après dix-huit années d'interruption. Doté d'un CCF et d'un VSAV, il compte cinq hommes et une femme qui réalisent, chaque année, une trentaine d'interventions. Didier-Marie y est sapeur-pompier depuis maintenant quatre ans. À la question de son engagement, il répond naturellement : « si personne ne le fait, qui le fera ? ». Didier-Marie n'est pas rentré chez les sapeurs-pompiers par vocation mais par solidarité pour l'île et ses habitants : « quand on peut le faire, il faut le faire et c'est une satisfaction ». Si, en souriant, il avoue volontiers être plus à l'aise dans ses sandalettes

           
 
           
que dans ses rangers, aujourd'hui, il les porte le plus souvent possible pour s'y habituer ! Si vous allez sur l'île de Sein, n'hésitez pas à pousser la porte de son atelier pour discuter avec ce personnage hors du commun, libre et solidaire. Certes, vous n'arriverez pas à le mettre dans votre poche... mais une de ses œuvres, pourquoi pas ! •